03.06.2010
Dépigmentation : Teint noire, denrée rare… en Afrique noire !
Dépigmentation : Teint noire, denrée rare… en Afrique noire !
"Cocooricooo !", le coq a chanté pour annoncer le jour levant. L’Afrique noire brille déjà de ses teints clairs. Abidjan, Lomé, Cotonou, Dakar, Monrovia, Bamako, Banjul, Bissau, Libre-Brazzaville, Conakry, Yaoundé, Kinshasa, Ouagadougou, Niamey, Accra, Bangui, Ndjamena, Bref ! Aucune capitale africaine n’échappe à la tendance à la dépigmentation de la peau. En un mot, les personnes de teint noirs sont de plus en plus rares sur le continent noir. Hommes et femmes, tous s’adonnent, à cœur joie, à cette pratique. Tout le monde s’éclaircit la peau, à l’aide, bien entendu, de produits cosmétiques à base d'hydroquinone, détruisant tout le pigment noir de la peau.
Manufacturés ou artisanaux, ces produits dépigmentant, crèmes, laits, pommades savons et même injections, ont des appellations populaires variables selon le pays. Chez nous en Côte d’Ivoire, ça s’appelle " tchatcho", ou "chakara" ou "djêguêli". Au benin, c’est "bojou", "xeesal" au sénégal, " kobwakana" ou " kopakola " dans les deux Congo(1). Avec le spectacle due notre quotidien nous donne d’observer dans nos cités en d’Afrique noir, l’on pourrait aboutir à la conclusion selon laquelle la couleur ébène est résolument en voie de disparition sous nos tropiques, tant on se "tchatcho" à outrance. Sans même se soucier des conséquences désastreuses de cette pratique sur la santé: brûlures de la peau, apparition sur tout le corps de boutons due à des allergies ou incompatibilités entre le produit appliqué et l’organisme de la personne qui l’utilise, infections cutanés de toutes sortes dont les furoncles, dartres, peau multicolore, etc.
Des spécialistes en médecine relèvent même que la gravité de certains effets nocifs de la dépigmentation peuvent même conduire le sujet jusqu’à la mort. Il revient alors, que l’on soit souvent déconcerté face à cette propension, aussi bien des hommes que des femmes africaines noirs, à la dépigmentation, d’autant plus que la plupart de ces "auto-décoloreurs" n’ignorent pas totalement les risques auxquels leur péché mignon expose leur propre santé, voire leur vie. Quel sont donc les mobiles qui pourraient bien pousser ces hommes et femmes à faire le "bojou" ? Pour y répondre, je vous exhorte à dépeindre avec moi ce que je vais appeler la "géographie du genre en matière de dépigmentation". En effet, la dépigmentation, en Afrique noir, obéit, d’après mes recherches et observations, à une particulière géographie du genre.
Ah les hommes ! Les hommes qui se dépigmentent la peau en Afrique noir vivent pour la plupart en Afrique dans les pays d’Afrique Centrale, principalement dans les deux Congo (Brazza et Kinshasa). Cette pratique, d'après des études, a débuté dans les pays dans les années 70 avec l’avènement du mouvement de la SAPE (Société Anonyme des Personnes Elégantes(2), avec comme figures de proue les stars de la musique congolaise. A cette époque, au pays de Mobutu, l’élégance est la chose la mieux partagée chez la gente masculine. Et un homme élégant, c’est un "sapeur", toujours bien habillé, bien parfumé, mais surtout bien clair. Ici, on pourrait déduire des réflexions sur le sujet que la tendance à la dépigmentation des hommes ne répond qu’à un mobile essentiellement esthétique. On se dépigmente juste pour coller la beauté de sa silhouette à la mode, et attirer plus de regards. Mais qu’en est-il pour ce qui concerne les femmes qui se dépigmentent ?
Ah les femmes ! En Afrique centrale et de l’Ouest, c’est, en revanche, les jeunes filles et les dames qui se taillent la palme d’or en matière de dépigmentation. Elles le feraient surtout pour des raisons d’ordre esthétiques, car le souci d’être belle constituerait l’une des préoccupations prioritaires des femmes. Mais bien plus, l’on y note des raisons d’ordre psychosociologique lié à la volonté de séduction des hommes par les femmes.
En effet, il parait que les bons males noirs – j’en fais certainement partie- préfèrent les "pas noires". Mais les naturellement " pas noires". Alors les grandes firmes fabriquant les produits dépigmentant se sont résolues à adapter leurs messages publicitaires à la psychologie du marché. Ainsi, on dit plus pommade ou crème "éclaircissant" plutôt "qui fait ressortir votre teint". Comme quoi, on ne devient pas claire mais on retrouve son teint naguère caché depuis des lustres, qui ressort de je ne sais où pour briller à l’éclat des rayons solaires. Ainsi, telle un vernis sur un ongle, le teint noir serait tout simplement une couche de couleur encombrante qui en cacherait une autre (claire) plus reluisante, plus naturelle.
Un conseil d’ami à vous, chers lecteurs: si jamais il vous arrivait, à Abidjan, de tomber par hasard sur une connaissance féminine perdue de vue depuis belle lurette, initialement de teint noir mais reconvertie rouquine bon teint, avec des points de beauté noirs parsemant son visage, supplanté d’une chevelure devenu rousse pour faire plus "vraie", ne vous hasardez jamais à lui dire : "qu’est que tu es devenue claire!" Si non, vous l’auriez profondément choquée et frustrée. Puisqu’elle est "naturellement claire…". Que dire alors ? Eh bien, dite lui plutôt : "Mais ma chère, qu’est ce que t’es devenue plus belle. Ton teint est vraiment bien ressorti comme ça!", sans oublier, bien sûr, de lui afficher un de ces sourires bien sincères. Là, vous l’aurez agréablement flatté et comblé de joie, cette belle négresse blonde dorée à l’huile de palme, pour l’emprunter à Senghor.
Mais, ironie du sort, la denrée rare étant le plus souvent la plus prisée sur le marché, les femmes de teint noire sont de plus en plus les plus recherchées par les bons males noires – j’en fais certainement partie, une fois de plus. C’est pourquoi, lorsqu’un groupe d’homme, assis dans un maquis, un "grin" (assemblée amicale de jeunes gens autour de tasses de thé ou de café), voient passer sur la route une jeune fille de teint bien noir café grillé, de chez Sanwi ou Indénié, ceux-ci ne tarissent pas d’émerveillement face à cette beauté d’ébène devenue si rare. "Hum quel beauté, comme elle est bien noire…", entend-on de part et d’autre.
"Ahuuuu!, le loup hurle sur la colline, en direction la pleine lune si lumineuse. Nous sommes dans la nuit noire, en Afrique noir, au bal masqué des tout-mignons provisoires. "S’il vous plait mademoiselle, m’accorderiez-vous cette danse ?".
A la prochaine !
Bob Traoré de Djess
Références webogographiques : (1)- http://www.afrik.com/article14408.html
(2)- http://www.afrik.com/article14408.html
18:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dépigmentation, tein noire denrée rare, peau noir, clair
12.04.2010
Côte d’Ivoire : Une adolescente meurt, après avoir été excisée, les exciseuses arrêtées
Deux exciseuses traditionnelles ont été mises aux arrêts, mardi, dans le village d’Aboisso-Comoé, dans le département d'Alépé (sud, région des Lagunes), par la brigade de gendarmerie locale, après qu’elles ont procédé à l’excision de plusieurs adolescentes, dont l’une a succombé à la suite d’une forte hémorragie causée par cet acte.
Les deux exciseuses en question, résidant à Abidjan, dans la commune d'Abobo, banlieue au nord de la capitale économique ivoirienne, se seraient rendues à Aboisso, accomplir ce rite sur les jeunes filles, à la demande des communautés guinéenne et malienne de cette localité. Ces dernières ont reconnu leur acte, et ont été mises en détention à la gendarmerie d’Alépé, en attendant d’être déférées pour être jugées devant les tribunaux.
Le gouvernement ivoirien, par le truchement du ministère de Famille, de la Femme et des Affaires sociales avait procédé, en partenariat avec l`Unicef, au lancement, le 22 mars, d’un label dénommé " Tolérance Zéro de l’excision ", qui vise à passer de la phase de la sensibilisation à celle de la répression contre l’excision et toutes les formes de mutilations génitales.
"La forte prévalence de cette pratique, en Côte d`Ivoire, est intolérable et doit interpeller la conscience des communautés nationale et internationale sur la nécessité de la prévenir et de la réprimer", avait déclaré, à cette occasion, la ministre de Famille, de la Femme et des Affaires sociales, Jeanne Peuhmond.
AIP
15:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : excision, côte d'ivoire, société, traditions
09.02.2010
Côte d’Ivoire… j’ai peur !

Ils voient rien, ces ivoiriens ! Et pourtant, l’horizon est sombre. Très sombre. En tout cas, les signes du temps ne m’annoncent pas une simple pluie. Mais plutôt une tornade. Mon pays, une fois de plus, m’inquiète. Ne voit-on pas ce qui ce passe ? Ce qui se profile ? Ce qui risque d’arriver ? Ce qui arrivera, certainement ? Moi je vois et je ne puis me taire face à un tel danger aussi visible que la statue de la liberté, mais que tout le mon feint de ne pas voir. Je ne veux alarmer personne, car vos larmes, ce n’est pas ce qui m’intéresse. Encore moins créer une polémique inutile. Tout le monde sait, tout le monde se tait. Mais moi je le dis, ce qui se passe au pays est grave. Nous allons encore, inexorablement vers un autre cycle de violences, où, malheureusement, les pauvres vont encore compter leurs morts, tandis que les vrais commanditaires, éternels privilégiés devant l’histoire, se mettront à l’abri, pour mieux profiter des retombées de notre sang versé.
Le sentiment qui jalonne mon cœur est n’est que crainte de demain. A Divo, Katiola, Man, des troubles ont déjà été signalés la semaine dernière. Cette semaine encore, ont va vers d’autres affrontements avec la bénédiction des bien aimés commanditaires. Le doute continu de planer sur nos têtes et le danger est imminent. On joue avec le feu en Côte d’Ivoire.
D’un coté on dit : "Personne n’acceptera d’aller aux urnes avec des étrangers à ses cotés". En face, on rétorque :"Personne n’acceptera d’être exclu, spolié de sa nationalité"… Les positions sont tranchées, radicalement opposées, et ça a déjà commencé. Nous sommes au bord de l’affrontement en Côte d’Ivoire. L’accord politique de Ouagadougou est mort ! Il reste à l’enterrer, sur l’autel, bien entendu, du sacrifice humain.
Mon but n’est pas d’accuser des politiques, mais d’attirer l’attention de tous sur la situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire. Par amour pour ma patrie, j’appelle le monde au secours de mon pays. Tout le monde sait que les jours à venir seront meurtriers si rien n’est fait, mais tout le monde se tait comme un cimetière. Moi je refuse de me taire. Pour ne pas qu’on m’accuse de m’être tu quand il aurait fallu parler. Puisque je sais qu’on dira encore que j’ai parlé mais sans insister, alors, j’insiste. Ils diront, malgré tout, j’en suis sûr, que j’ai insisté sans persister, alors je persiste. Quoi ? J’ai persisté sans réitérer mes craintes ? Bon, je réitère mes craintes d’un demain orageux pour la Côte d’Ivoire. Tout est fait pour nous préparer à ça. Tout peut conduire à la catastrophe : Des radiations abusives (peut-être de bonne foi) d’ivoiriens de la liste électorale pour en faire des apatrides, le non respect du calendrier électoral fixant la tenue du premier tour de l’élection présidentielle à fin février-début mars, la mauvaise gestion de l’affaire Beugré Mambé par tous les camps en présence, bref, la moindre étincelle suffit, aujourd’hui, pour mettre le pays à feu et à sang.
Autant que tous, j’aime ma patrie. Mais dois-je pour autant rester muet quand notre métropole, devenue nécropole depuis cette dernière décennie, doit encore prêter son dos comme champs de bataille fratricide ? Ils voient rien ces ivoiriens…et j’ai peur !
"Il y a un mystère naturel qui souffle dans l’air
Si tu écoute prudemment tu entends l’alerte
C’est le premier avertissement
Mais surement le dernier
Beaucoup d’homme vont souffrir
Beaucoup d’autres vont mourir
Ne me demande pas pourquoi… (1)
A la prochaine !
1) Paroles extraites du titre "Mystère Naturel" de l’album Grand Bassam Zion Rock d’Alpha Blondy, une interprétation de "Natural mystic" de Bob Marley.
12:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, politique; affaire mambé, cei, contentieux, rhdp, risque d'affrontement en côte d'ivoire
25.01.2010
Eléphants, Et les fans ?


J’ignore le nombre de Fan-clubs portant vos illustres noms qui foisonnent nos rues, nos quartiers, nos villes. On vous a érigé en modèles. Vous avez poussé des ailes. Aujourd’hui vous vous êtes envolés, si haut, que vous planez que sur le globe. Vous vous croyez au dessus de nous, et vous nous regardez d’en haut, avec cette désinvolture déconcertante. Vous nous avez oubliés.
Nous qui dépensons des millions de francs CFA chaque semaine, pour subir, volontiers, les caprices d’un voyage de plusieurs milliers de kilomètre, rien que pour vous voir pratiquer moins de deux heures de jeux. Qui acceptons d’être affamés par l’Etat pour que des milliards soient mis à votre disposition, afin que vous soyez dans des conditions optimales. Qui, malgré tout, ne jurons que par votre nom, même par vos sobriquets. Qui vous pardonnons (ou fermons les yeux), même quand vous commettez la bêtise ou foutaise d’aller festoyer en boîte de nuit un soir de mars 2008, alors que quelques heurs plus tôt, le même jour, 19 personnes, dans nos rang, sont tombés, ainsi que plus de 130 blessés, des suites d’une bousculade au stade Houphouët Boigny au plateau (Abidjan), dont le seul péché avait été de vouloir vous voir jouer.
Quels enfoirés de fans nous sommes pour vos yeux ! On croyait franchement que, pour une fois, on pouvait vous faire confiance, graves braves Eléphants ! Sincèrement, nous avions cru en vous, malgré tout ce qui se disait. Eléphants si légers en Europe, si lourd en Afrique. Si lents en chez nous, si intrépides ailleurs. Si disciplinés là-bas, si malpolis ici… Bref, Eléphants si indignes de nous, qui nous indignent encore une fois!
Ce matin, ai-je besoin de vous dévoiler la profonde déception de vous qui me ronge ? Vous vous êtres faits battre, sans même daigner vous battre. Avec moi tous les autres fans que vous avez royalement oubliés. Eléphants, et les fans ? Qu’en faites-vous? Que faites vous, superstars sans gloire, de nous, vos pauvres fans ? Auriez-vous pitié un jour de nous? Mes condoléances les plus attristées à la famille du proviseur du lycée municipal d'Issia (centre-ouest de la Côte d'Ivoire), M. Semian Dalo Serge, dont le cœur a subitement lâché suite au second but égalisateur des fennecs d'Algérie. Il est mort à cause de vous, éléphants.
Bravo aux algériens qui ont honnêtement mérité leur victoire. Merci d’avoir bien rasé nos "favoris".
A la prochaine !
BOB TRAORE De Djess
22.12.2009
ALLOCO BLOGUEURS, merci pour la PARTY !

Je blogue, donc je suis. Du virtuel au réel, un trait d’union. L’Alloco. Samedi dernier, les membres de la blogosphère ivoirienne sont passés du virtuel au réel, via l’Alloco bien sûr. Alloco Bloggeur party, intense moment de retrouvailles mettant fin à un jeu d’invisibilité qui se faisait long.
A cette partie d’Alloco, les masques sont tombés, et tous les bloggeurs présents ont pu enfin se voir, physiquement, se sentir, s’admirer, se toucher. Coller enfin un visage sur chaque nom. Ces personnes qui partagent le même quotidien, à discuter, débattre sur des sujets divers virtuellement sans se connaître visuellement : " Ah oui, c’est toi !", s’exclamait-on de tous les cotés de la table à chaque fois qu’un bloggeur se présentait. Cela, pour traduire à quel point tout le monde attendait cette occasion.
Autour des plats d’Alloco, sans Gnamakoudji pour moi ni Bandji pour Serge Yao, mais avec de la bonne sucrerie pour tous, l’atmosphère était con-vi-via-le. Je ne vous ferai pas de compte rendu de l’évènement, je préfère vous inviter à vous rendre sur le blog de la "Go d’ivoire", la sympathique Edith Brou, qui nous a déjà servi depuis hier un article assez intéressant et détaillé sur la rencontre.
Tous n’étaient pas là, mais il y avait du tout : Facebooker (Facebook), Ivoire-bloggeurs (Ivoire-blog), Afronautes (Critic’Afric), Afro-ivoire-blogueur, blogspoters, wordpressers, etc. Une vingtaine de blogueurs constituant un riche échantillon, assez représentatif de l’effectif de la blogosphère ivoirienne. Dindé Fernand Agbo, Okolou Euclide, Israël Yoroba, Ange GUEBO, Amevi MIDEKOR, Wilfried AKAKPO, SERGE YAO, Guebo Samuel, Se jeriel,Arsène DALLY, Ghislaine ATTA, Nadine Kouamouo, Théophile Kouamouo, Kassim Adiatou, Agnissan eric agnissan, Frederic Tapé, KONAN Mouahé Régis, Bob Traoré de Djess, Deli Hervé SIABA, Djemeleou Bilé Olivier, ADJI Raymond, etc.
Oui, quel beau monde ! Ah, mon "partenaire" Fernand Dindé ! Enfin ! L’indétrônable premier de la classe Ivoire-blog a pu enfin croiser les regards de ses virtuels compagnons de tous les jours. Mêmes ceux de Hervé Siaba et Arsène Dally, gardiens du temple Critic’Afric, le grand salon africain de critiques et de débats où l’on ose exprimer ce qu’on n’a pas peur ni honte de penser. Tous autour du chef du village Théophile Kouamoua et Nadine Kouamouo, celle qui Watch de Babi (qui lance un regard à partir Abidjan), avec des analyses pertinentes en matière de pub locale, africaine, et du monde, qui provoquent beaucoup de migraines dans les agences conseils en communication.
Je vois encore le notable Yoroba alias Yoro en train de lancer des petites piques amicales à son confrère Manassé Déhé, dit Cartunelo, Mister NTICs, qui lui, est plutôt préoccupé à configurer des téléphones portables appartenant à certains blogueurs. Après avoir, via son blog, permis la configuration de plus de 100 portables, Catunelo, ce " petit", sage-fils-de-puce, numérique, a procédé lors de cet Alloco Blogueur Party à sa 200e configuration de téléphone portable. Un record dans un décor de rêve : Piscine, gazon, musique langoureuse, qui ont fait taire nos horloges, et nous nous sommes brusquement retrouvés à 23 heures.
Autre chose très intéressante, c’est que ceux qui ne s’accordent pas souvent ont pu accorder leurs pas. "Mais toi, j’ai l’impression que tu t’opposes toujours à ce que moi je dis !", "Non pas du tout, mon frère ! Je n’ai rien contre tes idées, sauf que nous n’embrassons pas les sujets au même endroit", discutent cordialement deux blogueurs de la même plateforme. Ils finissent par s’entendre sur l’essentiel et se font des accolades. Un autre pari gagné pour l’Alloco Blogueurs Party. Comme quoi la convergence de nos vies (blogosphère) s'enrichie grâce à la divergence de nos vues (débats contradictoires).
En conclusion, j’oublierai difficilement ce beau souvenir, cet instant de communion entre Alloco Blogueurs, qui restera gravé dans ma mémoire. Alloco Blogueurs, merci pour la Party ! "Djamo" à Cartunelo, l’initiateur, à Akendewa, "Akwaba" !
Libre penseur que je suis, bloguer me fascine. Quand je blogue, je vis ma passion, je passionne ma vie. Je cogite, je réfléchis, je pense. Et, si bloguer c’est penser, alors, Cogito ergo sum : Je blogue donc je suis !
A la prochaine !
17:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aloco blogeur party, la rencontre des blogeur d'abidjan, blogeur party act 2
16.12.2009
Copenhague et les copains-nargués

On nous pollue et on nous nargue! Copenhague, c’est le sujet d’actualité qui défraie la chronique en ce moment. On veut sauver la planète, mais on ne veut pas faire de sacrifice. Et les divergences de vue semblent l’emporter sur l’enjeu même de la rencontre, puisqu’il s’agit, sans compromission, d’arriver à un compromis.
Les amis (ou copains) de tous, les Africains, ont décidé pour une fois de parler d’une seule et même voix, car, leur terre, éternelle auberge des outragés, aura à payer le plus lourd tribut des changements climatiques, dus à l’émission massive de gaz à effet de serre. Mais les plus grands pollueurs du monde rechignent encore à lever le pied sur un accord profitable à tous. Si tout le monde, à par les pays émergeants (pour des raisons économico-stratégiques), est d’accord pour une réduction de l’émission des gaz à effet de serre à une échelle planétaire, le financement de l’adaptation de l’Afrique aux effets des changements climatiques constitue en ce moment même la pomme de discorde entre les copains de tous et leurs amis grands pollueurs d’occident.
Franchement, j’ai du mal à comprendre cette affaire. Tout le monde prétend être l’Ami de l’Afrique. Et lorsqu’il s’agit de prendre une décision aussi importante que celle de sauver l’Afrique face aux dommages climatiques, causés en grande partie par ces mêmes prétendus Amis, alors on trouve qu’on en demande trop. Ils accusent mêmes les africains d’être venus au rendez-vous de Copenhague sans vision ni propositions concrètes pour leur continent. Comme quoi, on aurait décidé d’unir nos voix (chose rare !) pour juste venir clamer "on ne veut pas, on ne veut pas…" ! Ah sacrés pauvres parents Africains ! Copains-nargués à Copenhague.
Mais au-delà de tout, je voudrais tirer mon chapeau aux délégations africaines, qui ont, je pense, jusque-là été formidables face à aux fort-minables hauts pollueurs de la planète. Et si nous attendions pour voir ce que tout ça va donner !
A la prochaine !
Bob Traoré de Djess
16:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, changement climatiques, pollution, gaz à effet de serre, conférence sur le changement climatique à copenhague, danemark
30.11.2009
DADIS CAMARA, JADIS CAMARADE…
« Ah, les Temps Jadis… », s’exclame-t-on souvent chez nous pour lorsqu’on se remémore une époque ou un passé idyllique, voire agréable, dont on ressent (encore) une bonne dose de nostalgie. Ces des moments qu’on veut revivre, qu’on regrette de conjuguer au passé. Bref, « Les Temps Jadis », c’est « les bons vieux temps »… où tout semblait si beau, si gai, si bien, si agréable… Lorsqu’il triomphait du cadavre de son dictateur de prédécesseur par un coup d’Etat, et s’autoproclamait chef de l’Etat de Guinée Conakry, à la tête d’une horde de bidasses, le 23 décembre 2008, le capitaine Dadis Camarade ne s’imaginait certainement pas qu’un jour il serait autant isolé de tous comme une petite île dans un vaste océan. Dadis naguère si célébré, félicité, adulé par des guinéens dans la liesse et l’euphorie, voyant à travers lui, une lueur de démocratie poindre à l’horizon. Que n’a-t-on pas dit, que n’a-t-on pas entendu ? Mais moi, discutant un jour avec des amis sur ce sujet, dans une cafétariat d’Abidjan, je voyais plutôt les germes d’une autre dictature naissante là où mes amis voyaient une renaissance pour la colonie oubliée.Lorsqu’il prenait ces bains de foule dans toutes les rues de Conakry, recevait ces hommages dithyrambiques des hommes politiques de son pays et de nations amies, Dadis, camarade de tous, à ce moment, était loin de s’imaginer qu’il serait aussi seul un jour, comme une hirondelle en plein hiver, à la moindre violation des droits humains. Le locataire du camp Alpha Yaya, après avoir senti le flair des délices du pouvoir, il a fini par les y goûter. Et après, il les a bu sans modération jusqu’à atteindre un état d’ébriété.
Aujourd’hui, l’ivresse du pouvoir s’est emparée du Capitaine, et il joue les "Django" à la gâchette facile. Contre ceux qui l’adulaient hier, il n’hésite pas à tirer, le 28 septembre, à bout portant, contre des manifestants aux mains nues, dans un stade plein à craquer de monde. Leur seul péché, réclamer la démocratie, en demandant au Capitaine de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Un crime insupportable, que le monde entier a condamné sans réserve. En Guinée, tout le monde réclame son départ du pouvoir. En Afrique, même son cloche. Quant aux grands frères d’en haut, eux, ne veulent plus entendre parler de Dadis, l’ancien camarade du peuple.
Militaire paradoxalement sans carrure ni charisme, Dadis Camara a choisi de s’imposer par la terreur, suscitant chez tous la crainte de sa personne par des menaces qui n’effraient personne. Tout le monde s’est ligué contre lui et il reste désormais tout seul face à tous. Même le vieux voisin de gauche, parrain attitré et auto proclamé, ne se hasarde plus à exposer son brillant cuir capillaire en compagnie de son filleul.
Moussa Dadis Camara, amie du peuple ? Que Nenni ! Ca, c’est à conjuguer au temps Jadis. Dadis Camara… Jadis Camarade ! Leçon : Le prix de la dictature, c’est l’isolement, puis… la chute. A bon entendeur...
A La Prochaine!
BOB TRAORE DE DJESS
17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dadis camara, moussa dadis camara, l'isolement de moussa dadis camara, jadis camarade, dictature en guinée
05.11.2009
Alerte, les « rats de la presse » sévissent à Abidjan !
Chaque matin, ils sont les premiers à fouler l’honorable sol du Plateau. Ils sont au parfum de tous les grands événements ou cérémonies ayant lieu à Abidjan. Ils prétendent être des journalistes. Faux ! Mille fois faux ! Archi Faux ! Des « rats de la presse », voilà ce qu’ils sont. Et c’est ainsi qu’on les désigne…
Résidus de défuntes rédactions, anciens stagiaires au sein certains journaux où ils n’on pu se maintenir, anciens élèves ou étudiants renvoyés, souvent même diplômés sans emploi, jeunes, moins jeunes, très vieux même par moments, bref, il y en a un peu de tout dans cette nouvelle race d’invétérés voyous au col blanc. Qui sévissent sans foi ni loi dans notre capitale économique. Leurs cibles ? Hommes politiques, opérateurs économiques, responsables d’ONG, organisateurs d’évènementiels…. Trêve de litanies, venons en donc au fait : En effet, les rats de presse sont des individus mal intentionnés, qui se font passer pour des journalistes –alors qu’il n’en est rien- pour gruger d’honnêtes personnes, en leur proposant des services contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Tels des asticots, ces énergumènes sont toujours présents dans les espaces réservés aux reporters des organes de presse lors de diverses cérémonies, par les organisateurs. Et dès que l’occasion se présente, ils se ruent sur certaines personnalités présentes, auxquelles ils sollicitent des interviews qu’ils entendent éventuellement faire paraître dans les colonnes de leurs journaux. Une fois l’accord de principe conclu entre les rats et leurs cibles, des rendez-vous sont pris et…. vous vous imaginez la suite, je suppose !
Aujourd’hui le phénomène des rats de la presse a pris une telle d’ampleur en Côte d’Ivoire qu’on ne sait plus qui est journaliste et qui ne l’est pas. Tant cette autre race de rongeurs à plumes a diversifié ses activités et ses stratégies d’arnaque. Certains parmi eux font le tour des établissements scolaires d’Abidjan et de l’intérieur du pays, munis de vraies fausses cartes de presse pour les besoins de la cause, faisant gober aux responsables de ces écoles qu’un concours de salubrité ou d’excellence (c’est selon…) en milieu scolaire, dont ils (les rats) sont membres du jury, est ouvert, et dont le vainqueur recevra des lots extraordinaires. Bien, je vous remercie, chers lecteurs, d’avoir déjà imaginé la suite !
Pour d’autres éléments de cette bande d’imposteurs, c’est l’attaques à outrance menées contre les présidents de coopératives agricoles à Abidjan et surtout en province, les élus des collectivités locales, mais aussi les opérateurs économiques. Il faut le dire, le nombre de victimes des rats de la presse en Côte d’Ivoire ne se compte plus. Je me demande bien combien ils peuvent être, les pauvres gens qui se sont, au moins une fois, faits avoir par ces farceurs. Pseudos journalistes dont les articles ne paraissent jamais, dans aucun organe. Gros rats dodus dont la filouterie le dispute au sadisme.
Voulez vous savoir où les trouver à Abidjan ? Eh bien, si vous y tenez, voici les adresses utiles, leurs repères de prédilection. Chaque matin, par meutes successives, les rats, en provenance des différentes communes d’Abidjan, se regroupent à l’hôtel du district du Plateau, leur tanière, en vue de planifier et coordonner leurs actions. Ensuite, après avoir parcouru des journaux du jour pour répertorier les grands événements prévus pour cette date, ils se dispersent dans divers hôtels du quartier administratif et des affaires, susceptibles d’abriter ces cérémonies, entre autres séminaires, colloques, conférences de presse, tables rondes, ateliers, dîner gala, etc. Il s’agit notamment des hôtels Ivotel, Pullman (ex-Sofitel), Novotel, Ibis, Tiama. Ainsi, aussitôt les signes confirmant la tenue d’une cérémonie cible sont perçus par un rat dans un de ces hôtels, aussitôt, les autres membres du gang sont alertés. Et ceux-ci, sans perdre la moindre seconde se déversent en masse dans ce lieu pour s’adonner à leurs sales besognes. Le reste… ne me dites pas que vous ne l’avez pas déjà imaginé !
Mais ce qui est marrant dans cette histoire, c’est l’inexplicable inaction des vrais journalistes face à ces usurpateurs de titre, qui les éclaboussent, chaque jour que Dieu fait, l’ensemble des acteurs des médias de leurs indélicates manœuvres. Puisque le profane, potentiel victime des rats, ne saurait faire la distinction entre ces truands et les journalistes, il urge donc que les vrais chasseurs d’infos prennent leurs responsabilités, en lançant une croisade tous azimut contre l’imposture des intrus aux desseins lugubres, avant qu’il ne soit trop tard.
Une opération de déparasitage médiatique doit être amorcée par les journalistes ivoiriens, pour démasquer et mettre hors jeu tous ces rats sans queue, dont les agissements contribuent indubitablement à salir davantage l’image d’une corporation déjà très ternie. Et tenez vous bien, c’est encore pire quand on sait que certains rats travaillent en complicité avec des journalistes, appartenant effectivement à des rédactions, et titulaires même parfois de la carte d’identité professionnelle, qui ont ce malin plaisir de signer et de faire publier dans leur canard des interviews et autres papiers, produits sur fond d’escroquerie, par ces adeptes du gain facile. Abscons !, certes, mais, croyez moi chers lecteurs, c’est la triste réalité.
Ainsi donc, si les rats prospèrent en Côte d’Ivoire, c’est surtout avec la bénédiction des journalistes eux-mêmes, qui n’ont pas encore compris que c’est eux, hommes de presse, les premiers et vrais victimes de ce phénomène. Alerte ! Alerte ! Alerte ! A tous les journalistes de Côte d’Ivoire, l’heure a sonnée pour amorcer le combat de la restauration et de la revalorisation de la crédibilité de leur corporation. S’ils ne le font pas, qui d’autre le fera à leur place ? Les rats ont assez sévi, il est temps de « dératiser » l’environnement du quatrième pouvoir ivoirien. Oui, cher concitoyens, il faut employer les grands moyens pour enfin « dératiser » la presse ivoirienne.
A la prochaine !
Bob Traoré de Djess
15.09.2009
Pédophilie en Côte d’Ivoire : Attention, les prédateurs d'enfants sont parmi nous
Depuis un certain temps les cas de pédophilie sont fréquemment cités dans les anales de la justice ivoirienne. La police criminelle et la gendarmerie reçoivent, de leurs côtés, de nombreuses plaintes pour « viol» sur des enfants de 6 à 10 ans. Nord-Sud Quotidien a enquêté.
L'on se souvient encore du «violeur de Gbatanikro», arrêté le 2 mars par la gendarmerie de Treichville. Ce commerçant de 41 ans, du nom de D.T.A.A, est accusé d'avoir violé Asta, une fillette de 10 ans. Le pédophile est actuellement à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Les faits se sont déroulés du samedi 28 au dimanche 29 février. Asta a été facilement attirée le samedi matin par D.T.A.A, alors qu'elle était devant sa porte. Ce géant d'environ 2 mètres a usé de techniques qui lui sont propres. Il l'a amenée dans sa maison. Alors que les parents de la fillette étaient à sa recherche, c'est seulement le dimanche à minuit qu'elle donne signe de vie. Deux jours de délit sexuel. La fillette garde encore le traumatisme de ces actes. A l'examen, elle présentait des blessures et du pus dans le vagin, selon le rapport médical. Une violence sexuelle que les parents de la gamine ne sont pas prêts d'oublier. Indexé, D.T.A.A a d'abord nié les faits. Il sera accablé par les preuves.
Plusieurs cas de pédophilie dans les anales de la justice
Notamment le témoignage de la fillette qui révélera que son agresseur a une blessure sur son pénis. Vérification faite, l'homme est arrêté. Autre cas. Cette fois-ci, la victime est un garçon. Le pédophile est Koko Yves, un informaticien. Le tribunal des flagrants délits l'a condamné à 10 ans d'emprisonnement et à 20 millions de Fcfa de dommages et intérêts. Le trentenaire qui habite les II-Plateaux-Aghien a enlevé, le 11 février dernier, le petit D. J. I, âgé de 6 ans. L'enfant habitait la cour voisine, dans le quartier. Sa technique est bien différente de celle de D.T.A.A. En effet, après avoir proposé à la mère de l'enfant, D. Fatoumata, de soigner le gamin qui s'était blessé en montant à vélo, l'informaticien l'a conduit dans sa chambre. Une fois seuls, il le sodomise. La mère trouvera son gosse évanoui sur le lit de Koko.
Conduit à la Police criminelle, Koko Yves a rejeté l'accusation de sodomie et de pédophilie. Le témoignage de l'enfant et celui d'autres personnes proches de lui auront raison du pédophile. La semaine suivante, un autre cas de pédophilie dans les dossiers des flagrants délits. L'auteur est G. Mathias, 25 ans, étudiant. On le juge pour «attentat à la pudeur» sur la personne de T. K. Une fillette de 7 ans, élève en classe de CE1. L'affaire se passe au Plateau-Dokui et remonte au 4 novembre 2008. A cette date, lorsque la mère de T.K fait sa toilette, elle constate que sa fille ressent des douleurs abdominales. Inquiète, elle interroge l'écolière. « C'est Mathias. A trois reprises, il m'a conduite dans sa chambre. C'est ainsi à chaque fois. Il se couche sur moi et introduit son doigt dans mon sexe », explique celle-ci. (Ces propos ont été rapportés dans le procès verbal de la police).
Tout comme les précédents, G. Mathias rejettera les accusations portées contre lui avant de céder sous le poids des témoignages. Il est arrêté par la police du 34ème arrondissement, les hommes du commissaire Ahi Raphaël. Il sera condamné à 12 mois de prison ferme. Vendredi 3 avril. En plein procès dans la salle des flagrants délits, la juge met tout le monde dehors. Le tribunal doit juger un cas d' «attentat à la pudeur». Plus précisément une affaire de pédophilie que les parents des victimes veulent régler à huis-clos. L'auteur des faits aurait violé deux jeunes filles mineures. La première, T.B, et la seconde, A.A. Il se nomme lui-même Ousmane X. pour l'instant, nous n'avons pas encore connaissance des circonstances de son délit. Toutefois, tout comme ces faits le démontrent, il est difficile de passer une semaine au tribunal du Plateau sans tomber sur un cas de pédophile.
«C'est vrai. On assiste de plus en plus à des cas de pédophilie en Côte d'Ivoire. Les enfants deviennent la cible des adultes qui leur arrachent leur innocence», constate Me Traoré Drissa. Cet avocat pense que le phénomène tend à prendre de l'ampleur en Côte d'Ivoire. Pour lui, les enfants sont ciblés pour plusieurs raisons. D'abord, ce sont des personnes faciles à détourner avec de l'argent ou des bonbons. Contrairement à un adulte qui nécessite plus de sérieux. Ensuite, l'enfant ne juge la gravité des faits que lorsqu'on le lui reproche. Il ne résiste pas à l'acte sexuel. Ainsi, les pédophiles, qui ont un problème psychique, n'ont pas du mal à les approcher. «Il faut noter que la plupart des auteurs d'acte de pédophile ont le plus souvent des perturbations mentales», explique-t-il.
Pourquoi la pratique prend de l'ampleur ?
En plus de cette raison, Me Gouamené Hervé, un autre avocat, attribue le fait à des sectes religieuses. Ces sectes, selon lui, tirent leur puissance dans ce type de pratique indécente. C'est à dire, coucher avec des enfants. Toutefois, il ne va pas plus loin dans son explication. Quoi qu'il en soit, l'avocat pense que le fait que la question ne soit pas sérieusement abordée par les Ivoiriens contribue à l'évolution de la pédophilie. Il cite notamment le règlement du droit ivoirien. Ainsi, l'on est parti de cas isolés aux cas fréquents, selon lui. Son confère, Me Traoré Drissa, le rejoint par ailleurs sur ce volet. Il a déjà eu à traiter des cas d'attentat à la pudeur.
« Mais, essentiellement des victimes âgées entre 16 ans et 18 ans», note-t-il. Or, selon un psychologue au département de psychologie à l'université de Cocody, il n'y a pédophilie que lorsque qu'un adulte commet des rapports sexuels avec un non-pubère âgé de 0 à 13 ans environ. (L'âge de fin de la puberté est en fait très variable selon les individus, mais il y a consensus pour dire qu'elle commence rarement avant 10 ans et qu'elle est généralement achevée à 15 ans. Avec un âge médian vers 12-13 ans). L'avocat trouve qu'il n'y a pas encore de disposition qui parle expressément de la pédophilie. « Je pense que le droit ivoirien n'arrive pas totalement à circonscrire cette pratique. Je n'ai pas encore vu de loi spéciale qui soit destinée au cas de la pédophilie.
Le plus souvent, on l'attribue à un attentat à la pudeur sur mineur quand c'est un garçon, et, à un viol lorsqu'il s'agit d'une fillette », explique-t-il. Sur ce plan, la Côte d'Ivoire n'est pas le seul pays à être confronté à ce problème. En France, par exemple, le terme de pédophilie n'apparaît pas non plus dans les codes et règlement du droit et de la justice. Les termes utilisés pour décrire l'infraction de relations sexuelle entre un majeur et un mineur sont «atteinte» pour une relation avec consentement de l'enfant. On parle d' «agression» ou «viol» lorsque le consentement n'est pas reconnu. Il existe également des infractions de corruption de mineur pour l'incitation de mineur à des actes sexuels.
Liens Pertinents
L'âge limite du mineur qui caractérise l'infraction sexuelle (âge de majorité sexuelle) est de 15 ans en général. 18 ans si le majeur est une personne ayant autorité sur le mineur (professeur, parent, etc). Un autre fait auquel est confrontée la justice ivoirienne, c'est la peine attribuée aux pédophiles. Me Gouamené Hervé note que cette peine varie de 1 à 5 ans. Elle va au-delà lorsque l'auteur de l'acte commis est un proche de la victime ou un inconnu, et, aussi selon la gravité de l'acte. C'est par ailleurs le cas de Koko Yves qui a violé D. J. I, 6 ans. L'enfant a perdu connaissance pendant qu'il était sodomisé. L'informaticien a écopé de 10 ans d'emprisonnement et de 20 millions de Fcfa de dommage et intérêt. Il faut sévir si l'ont veut décourager les violeurs d'enfants, selon Me Drissa.
Cet avocat, par ailleurs président du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh), préconise une sensibilisation de la population sur cette question afin de décourager la pratique souvent ignorée comme vilaine par les auteurs. «La pédophilie est la pire des choses qui puisse arriver à un enfant. C'est pourquoi la convention sur les droits de l'enfant exige qu'il soit protégé de tout abus sexuel», affirme-t-il. L'Action pour la protection des droits de l'homme (Apdh) va dans le même sens. Son président Me Gouamené, pense qu'il faut au plan juridique, circonscrire cette pratique et tenter d'en aviser la population. Cependant, il reste que le pédophile demeure le seul qui peut véritablement concourir à arrêter le fléau.
Raphael Tanoh
Source: Nord sud Quotidien du 6 avril 2009
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02.09.2009
Des profs pornographes sévissent: SOS pour l’école ivoirienne en péril
Croyez-moi une fois de plus, chers lecteurs ! Incroyable, mais vrai ! A peine sommes nous sortis de la rocambolesque affaire de porno dans un bureau au plateau″, qu’un autre scandale sexuel, cette fois encore plus horrible, défraie la chronique en éburnie. Des professeurs pornographes sévissent en Côte d’Ivoire. Ils abusent de leurs élèves, nos enfants, nos filles, mineurs, profitent de leur naïveté et de leur vulnérabilité pour avoir des rapports intimes avec elles. Mais bien pire encore, ils vont même jusqu’à filmer ces ébats sexuels sans la moindre scrupule. En tout cas, l’un d’entre eux vient d’être démasqué dans la petite ville côtière de Fresco, située sur le littoral sud-ouest de la Côte d’ Ivoire, dans la région du Bas-Sassandra.
L’information vient d’être révélée par le quotidien l’Inter dans sa livraison du week-end dernier (samedi 29 août 2009), sous le titre : « Un autre scandale sexuel dans la cité », à la stupéfaction générale. Selon le récit de ce journal, le prof en question enseigne l’EPS, Education Sexuel et Pornographique (pardon, lire plutôt Education Physique et Sportive). Pendant ces cours cet homme, en profitait pour admirer les attributs féminins de ses adolescentes apprenantes en tenues sportives : T.shirt, short, cyclistes, collants, etc afin d’armer ses délictueux et indécents appétits sexuelles. Et une fois la proie repérée qu’il met en marche sa stratégie de pression MST, Moyenne sexuellement transmissible. En fin tacticien et manipulateur, le prof d’EPS arrive à convaincre ses partenaires victimes sexuelles, dont l’age varie entre 13 et 18 ans, d’accepter d’être filmé en plein ébats à l’aide de son téléphone portable. Et ça, il l’a fait à maintes reprises et avec plusieurs élèves. Ne me demandez pas comment ces pitoyables vidéos ont pu se retrouver sur la place publique. Parce que je n’en sais pas plus que vous, à moins qu’on ne s’en tienne pas à la version du quotidien L’Inter. Mais une chose est sûre, j’ai pu voir cette vidéo de la honte dans le portable d’un ami. Croyez moi, c’est horrible ! Insupportable ! Permettez que je vous épargne les détailles de ces ébats jalonnées d’une rare violence, de terribles scènes sado maso à couper tout appétit.
Comment des éducateurs, sensés s’occuper de la saine instruction de nos enfants, peuvent-ils se comporter ainsi, comme de véritables fauves déguisées en anges gardiens. Le prof impliqué dans cette affaire n’est pas le seul de sa corporation à agir de la sorte. Certains enseignants pseudo producteurs-réalisateurs ont même commencé à détruire leurs hideuses œuvres vidéo, à en croire certaines indiscrétions. Voici que le péril moral guette l’école ivoirienne, avec la porno scolaire. Et ce qui continue de m’étonner c’est quand la ″Bouche B″ des autorités de tutelles, des parents d’élèves de la société civile et des organisation corporatistes de l’éducation nationale persiste à s’illustrer éloquemment davant cette grossièreté sans précédent.
A La prochaine!
BOB TRAORE DE DJESS
18:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cogito.ivoire-blog.com, cogito, bob traoré de djess, un autre scandal sexuel en côte d'ivoire, porno à l'école, un profs filme ses ébats seuls avec ses élèves, sex porno à lo'école en côte d'ivoire, sex prof élève, professeur pornograhe

